Le choix de la bonne structure
juridique
Le choix de la forme sociale ne doit jamais être un automatisme. Il s’agit d’une décision structurante, qui influence durablement :
- la gouvernance et l’équilibre des pouvoirs ;
- la prise de décision (organe d’administration, assemblée générale, quorum, majorités) ;
- le régime des titres et la cessibilité des actions ;
- la flexibilité d’entrée ou de sortie d’investisseurs ;
- la distribution des bénéfices et la politique de dividendes ;
- la protection des fondateurs, des minoritaires et des dirigeants.
Concorde aide ses clients à comparer les options et à choisir la structure la plus adaptée à leurs objectifs : croissance, transmission, levée de fonds, protection patrimoniale, mise en place d’un management incentive, stabilité de contrôle, etc.
Une structuration au-delà des statuts
Les statuts sont indispensables, mais ils ne suffisent pas à organiser la vie réelle des actionnaires. Bien souvent, les difficultés ne naissent pas d’un acte illégal, mais d’un silence : ce qui n’a pas été prévu, discuté et écrit au moment où tout allait bien.
C’est pourquoi le cabinet insiste sur l’importance, dès la création, de structurer l’actionnariat au moyen de conventions d’actionnaires (pactes d’actionnaires), pensées comme un véritable “contrat de gouvernance” entre associés.
Ces conventions permettent d’organiser notamment :
- la répartition des pouvoirs et les droits de contrôle ;
- des modalités particulières de gouvernance (composition, nomination, révocation, veto, comités, information) ;
- la politique de distribution des bénéfices (dividendes, réserves, mécanismes de préférence, priorités de rémunération) ;
- les conditions d’entrée et de sortie (cessions, valorisation, calendrier, lock-up) ;
- la gestion du risque de blocage et la continuité de l’entreprise.
Sécuriser l’avenir dès aujourd’hui
Les litiges d’actionnaires ont un point commun : ils explosent presque toujours lors d’un événement déclencheur (désaccord stratégique, besoin de liquidités, arrivée d’un tiers, opportunité de rachat, divorce, décès, conflit personnel, crise de confiance).
Un pacte d’actionnaires soigneusement rédigé et réellement adapté aux personnes et au projet permet précisément d’encadrer ces moments de rupture, notamment via :
- clauses de préemption : priorité donnée aux associés existants en cas de cession ;
- clauses de préférence ou mécanismes équivalents : organisation d’un droit prioritaire ou d’un ordre de priorité ;
- clauses d’agrément, de verrouillage ou de limitation de cession lorsque la stabilité de l’actionnariat est essentielle ;
- mécanismes de sortie structurés (options, modalités de fixation du prix, étapes, garanties).
L’objectif est simple : éviter que l’entreprise devienne l’otage d’un départ non anticipé, d’un conflit de personnes ou d’une négociation sous tension.
Règlement amiable des conflits
Prévoir l’amiable n’est pas un signe de méfiance : c’est une preuve de maturité. Concorde intègre très souvent, dans la logique préventive des pactes, des clauses destinées à éviter l’escalade :
- mécanismes de conciliation ou de médiation ;
- obligations de discussion structurée et calendrier de résolution ;
- clauses de “deadlock” (sortie en cas de blocage) adaptées au rapport de force réel ;
- organisation des canaux d’information et d’alerte.
Une clause bien pensée peut éviter une procédure longue, coûteuse, destructrice de valeur — et parfois irréversible.
Une approche préventive
La création d’une société est le moment où l’on peut encore tout organiser sereinement. C’est aussi le moment où l’on sous-estime le risque de conflit.
La force d’un pacte d’actionnaires n’est pas d’être “standard”. Elle réside dans le fait d’avoir été analysé, négocié, préparé, puis rédigé pour un projet précis, des personnes précises, et une trajectoire de société réaliste.
C’est précisément l’assistance que le cabinet Concorde apporte : une structuration juridique complète, avec une gouvernance pensée comme un outil de stabilité, de croissance et de protection. Car une société bien structurée dès sa création n’évite pas tous les désaccords. Mais elle empêche qu’un désaccord devienne une crise.